Érablière des Ponts Couverts

Portrait d’entrepreneurs

Érablière des Ponts Couverts

La maison de l'entrepreneur a écrit une chronicle sur Patrice Bolduc de la Toiture de la lièvre

Oreilles de crisse pour confinés

Jambon dans le sirop, fèves au lard, soupe aux pois, pets de sœur… Aller manger à la cabane à sucre, une tradition bien québécoise qui met en valeur notre or doré. Cette année, cette tradition s’effondre en raison de la COVID-19. Afin de permettre aux gens de se régaler des délices de l’érable et tenter de sauver un tant soit peu une industrie saisonnière qui prend de durs coups, plusieurs érablières ont pris le virage de la cabane à sucre à la maison. C’est le cas de l’Érablière des Ponts Couverts à Kiamika.

Presque pareil, mais…

Comme le dit l’adage, si tu ne vas pas à la cabane, la cabane ira à toi. C’est de cette volonté qu’est née l’idée d’offrir un menu des sucres à emporter pour les propriétaires de l’Érablière des Ponts Couverts. Évidemment, il faut faire une croix sur l’ambiance. Les saveurs sont tout autant succulentes, mais il manque ce petit je-ne-sais-quoi irremplaçable qu’on retrouve dans une cabane à sucre traditionnelle.

Une saison à repenser

Michaël Guénette, Yan Desharnais, Nathalie St-Jean ainsi que Luc et Marianne Filion entrevoyaient une grosse saison 2020. Les érables avaient commencé à couler à flots, les réservations pour un repas à la bonne franquette s’accumulaient, l’équipe de service était prête à se mettre en action. « Nous avons eu l’occasion d’accueillir environ 1 500 personnes en salle à manger avant que la fermeture des commerces ne soit annoncée. Nous étions justement en train de servir des clients lorsqu’on l’a appris. Ce fut un véritable choc », explique Marianne.

Généralement, une saison régulière atteint 9 000 clients en salle à manger. Les propriétaires prévoient donc une perte de 75 %. Sans compter les 300 chaudières d’oreilles de crisse qui attendent au froid.

La cabane qui se déplace

Alors qu’ils commençaient à effectuer la livraison de repas à Kiamika et aux alentours, les demandes de Rivière-Rouge puis de Maniwaki ont commencé à affluer. « Nous ne desservons généralement pas ces secteurs, d’autres érablières s’en chargent, mais puisque la demande était là, nous y avons vu l’opportunité non pas d’augmenter nos revenus, mais plutôt de diminuer les pertes. »

En partenariat avec la Microbrasserie du Lièvre à Mont-Laurier, l’érablière y offre également un service de cueillette de repas, après avoir passé sa commande téléphonique à l’érablière. Il est aussi possible d’aller chercher ses délices sucrés directement à la cabane, des mesures de protection étant mises en place afin d’assurer la sécurité de tous. On peut même commander la fameuse crème glacée à la tire d’érable, de quoi mettre du bonheur dans notre confinement!

Le soutien d’une population

À l’instar d’autres secteurs d’activités où ce sera toujours possible de reprendre le fil du chiffre d’affaires lorsque tout redeviendra normal, les érablières n’auront pas cette chance. La saison terminée, plus rien ne bouge. « On sent que les gens sont sensibilisés à notre situation. Ils désirent réellement encourager l’économie locale et soutenir nos entreprises. C’est touchant, ce mouvement d’entraide, et nous sommes très reconnaissants envers notre clientèle. »

Bien que toutes les réservations de cet été pour des mariages, réunions familiales ou autres activités de groupe soient annulées, les promoteurs de l’Érablière des Ponts Couverts espèrent tout de même pouvoir vous offrir leur savoureux service de méchoui à domicile lorsque la chaleur sera là pour rester. Et que nous pourrons nous déconfiner.

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